Peut-on encore être libre dans un monde qui s’effondre ?

Gaspard Koenig, invité de La Grande Libraire, le 21 février 2026

À propos du roman Aqua.

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une goutte de pluie :
« C'est pas une larme, car le ciel ne pleure pas.
C'est une balle lancée à l'attaque de la terre. »
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Quand l'eau tombe sur les habitants, ils essayent de la nommer et n'y arrivent pas. [...]
Et d'un coup, ils n'ont plus de mots, et c'est très angoissant, en particulier quand on est écrivain.
Ça veut dire que personne ne l'a vécu avant. Personne ne nous en a transmis la mémoire.
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La grande question du livre est de savoir si, à la fin, tous ces gens qui n'ont rien à voir entre eux vont réussir à se réunir dans une sorte d'embouchure pour de nouveau faire village, société.
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C'est aussi l'opposition de deux savoirs : le savoir rationnel et le savoir-faire vernaculaire, celui qui s'est transmis, qui ne peut pas se verbaliser.
Il y a des scènes à la préfecture où ils n'arrivent pas à se justifier par les mots.
Ils savent qu'ils ont raison, mais ils n'ont pas complètement tort.

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