L’industrie européenne prise au piège de la guerre chinoise des terres rares

Bastien Bonnefous, Sophie Fay, Adrien Pécout et Olivier Pinaud, lundi 27-mercredi 29 octobre 2025
La plus grande usine de production d’aimants permanents d’Europe a vu le jour en septembre, en Estonie. Situé à Narva, le site, propriété du groupe industriel canadien Neo Performance Materials, a bénéficié d’un soutien financier de l’Union européenne de 14,5 millions d’euros.
NPM vise une production de 2 000 tonnes par an dans une première phase, puis de 5 000 tonnes, pour alimenter principalement la fabrication d’éoliennes et de batteries de véhicules électriques.
Ces 17 métaux (dysprosium, néodyme, praséodyme, holmium, europium, terbium, yttrium…) sont essentiels dans l’automobile, la défense, l’aérospatial, l’électronique, la chimie…
usque dans les années 1990, l’Hexagone était le premier producteur mondial de terres rares : Rhodia (désormais Solvay), filiale de Rhône-Poulenc, traitait plus de la moitié de ces métaux sur la planète. Le groupe exploitait un gisement à Montebras, dans la Creuse, et une raffinerie à La Rochelle.

Article, article du vendredi 6 juin 2025,
Le Monde, 2025